Récits de courses

Lundi 26 octobre 2009 1 26 /10 /2009 21:40
 

Le 25 octobre 2009 – Marathon et Semi-Marathon de Lausanne.


Hop, hop, hop, t'y va ou bien ?

Alors oui, on y est allé... 7 marathoniens, 4 Semi-marathoniens, la logistique, le soutien moral et technique, en tout 23 cap bugistes sur les bords du lac Léman.

Gros déplacement pour Cap Bugey, qui organisait là sa sortie « club ». Il faut dire que pour 5 personnes c'était une première : premier marathon ou premier semi. Il fallait donc le soutien actif de tout le groupe pour gérer sans trop de stress cet événement.

Et le stress il y en avait ! Pour steph qui s'est blessée à l'entraînement et qui sait que même si elle prend le départ, elle n'ira pas au bout. Pour Nellie et moi complètement tétanisées par la trouille. Pour les autres qui ne veulent pas le montrer, mais qui sont aussi inquiets que le jour de leur première communion !

Alors oui, le groupe c'est rassurant, et c'est grâce à lui que chacun a pu vivre son aventure tout seul, mais entouré de l'amitié et de l'aide de tous.

Vous trouverez les premières photos ici : http://picasaweb.google.fr/mgmaiki/LAUSANNE2009#

 Chacun pourra s'il le désire faire le récit de sa course. Pour moi c'était le marathon, et je faisais partie des 5 novices pour qui c'était le baptême du feu. 

Marathon !
 Dieu sait que j'ai eu de la peine à me décider avant de me lancer dans cette distance. Envie, trouille, curiosité, doute... je crois que je suis passée par tous les états possibles.
Puis finalement stop ! J'y vais ! Décision prise en juillet, et depuis je vis avec comme une idée fixe. Plus la date approche, plus cette idée tourne à l'obsession, et il était vraiment temps que ça s'arrête, sinon vous m'auriez retrouvée au Vinatier.

Je passe les détails de l'entraînement, puis la fatigue, et à nouveau le doute, l'angoisse de ne pas y arriver. Tous ceux qui ont préparé ce genre d'épreuve doivent savoir de quoi je parle, je ne pense pas être une exception !

Et je passe aussi, sur la trouille de se blesser, de tomber malade, d'avoir un empêchement au dernier moment...etc.

Et puis enfin, le jour J arrive ! L'horreur, mal au bide, mal aux jambes, plus de jus...plus rien ne va. Tant pis il faut y aller, alors on y va.

Une fois le départ donné, on ne pense plus à rien pendant quelques minutes. On suit le flot des coureurs et toute l'angoisse s'envole. C'est très étrange !

Quelques minutes de bain de foule, et puis...plus personne ! Mais où sont donc nos amis suisses ? Je m'attendais à la fête, la musique, l'ambiance et tout et tout...et ben non : rien ! Tant pis je cours, avec Fabie, Sylvie, Steph, Nellie et Fred.Jules est déjà loin. On sort de lausanne, joli point de vue avec le lac tout embrumé, qui contraste avec les vignes dorées. De temps en temps un chanteur tout seul avec son bontempi, des dégustations de vin dans les caves longeant le parcours, mais vraiment pas beaucoup d'ambiance, et un petit air tristounet de fête loupée.

Au 20ème km, steph rend son tablier, la douleur est trop forte et il faut se résoudre à l'évidence : ça ne le fera pas. C'est un peu tristes qu'on passe le semi. Maintenant je cours avec Fabie qui va me suivre tout le long. On est dans les temps, 2h13, exactement comme prévu. A la Tour de Peiztl, l'ambiance est au rendez vous. Il y a du monde, de la musique, jacqueline, bruno et dominique qui nous encouragent. Tout va bien...jusqu'au 30ème km. Là, instantanément, sans aucune raison, je passe de 9,5 à 8km/h, sans pouvoir rien faire pour accélérer et reprendre le ryhme. On repasse les vignes, le lac...un petit coucou à delphine qui attend le train en contrebas. C'est fou comme chaque fois qu'on voit un visage amical ça redonne un coup de fouet. Mais cette foutue ligne droite est interminable, personne, juste le bruit des chaussures sur le bitume, c'est sinistre. A ce moment là si Fabie n'avait pas été à côté de moi, je pense que j'aurais tout envoyé bouler : le marathon, les suisses, et la course à pied.

Il paraît que c'est le mur, moi je dirais plutôt ras le bol, jambes de 3 tonnes chacune, et chaque pas qui fait mal, mal, mal.

Au 37ème, pourquoi, je n'en sais rien, un sursaut d'énergie me permet de reprendre un rythme un peu plus soutenu (à peine 9km/h et encore...) et d'aborder la fin avec un peu plus de panache ! Les encouragements nous portent jusqu'à la ligne d'arrivée, et enfin bip ça y est c'est fini. Zut alors, je ne ressent rien ! Je suis contente, oui, mais pas comme je pensais l'être. Je suis marathonienne, oui, mais pas dans ma tête. Je n'y comprends rien, je sens bien que Fabie non plus. Elle était euphorique en finissant son premier marathon, et moi je suis juste contente...que ça soit terminé. Je crois que le marathon c'est un état d'esprit. Ce n'est pas le mien. Ma seule satisfaction c'est de l'avoir réussi grâce à l'amitié, et quand j'avais trop mal je pensais à Christian et je me disais qu'il aimerait bien avoir mal aux jambes et être à ma place. Alors finalement....

 

 

Par cap bugey - Publié dans : Récits de courses - Communauté : Trail - Course à pied
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Mardi 7 juillet 2009 2 07 /07 /2009 09:41
Samedi 27 juin 19h50, noyalo, départ du trail 56.
10 mn avant le départ, là bas sur l'estrade, le maire de Noyalo enfin je crois nous fais un petit discours, les micros ne fonctionnement pas correctement et vus le brouhaha autours de moi je n'entends rien de ce qu'il dit de toute manière je ne l'écoute pas, je suis déjà dans ma course
19h58, 2mn avant le départ, je regarde une dernière fois ma montre avant de lancer le chrono au passage de l'arche Je suis sereine, une bonne nuit de sommeil, une journée de détente complète à lire, j'ai eu tout le temps de me préparer sans stress à ce départ. Dans ma tête je ne pars pas pour un 60 km mais j'ai découpé la course en 4 étapes que je vais devoir franchir les unes après les autres pour arriver à ce fameux maillot finisher.
20h00 c'est parti, ma première étape et ma première course sont lancées, direction Sarzeau quelque 23,110 km plus loin et une barrière horaire à 4h30. J'ai prévu une arrivée entre 3h00 et 3h30 .
Après l'arche, nous rentrons dans le vif du sujet, une montée d'enfer qui vous mets tout de suite dans le bain, le cardio monte trop vite et je sais qu'il va me falloir 3/4 d'heure pour trouver ma vitesse de croisière et me sentir bien en alternant 14mn de course et 1mn de récup. Devant moi un trio de filles alternent elles aussi course et marche mais à un rythme plus court, je les suis pendant un petit moment mais très vite elles s'envolent et je ne les reverrais plus.
3km de course environ et au détours d'une rue "Ah, Tic et Patricia !" quelle bonne surprise, je ne pensais pas les voir au départ, depuis ce matin bonne heure ils suivent Michel et Fred pour les assister sur les ravitos et les encourager sur différents points du parcours. Gérer plusieurs coureurs à la fois ce n'est pas facile, mais ils ont pu être là. Un petit coucou et je reprends mon chemin, la route va être longue jusqu'à Sarzeau et le cardio ne se stabilise toujours pas !
Le paysage est merveilleux dans cette première partie alternant chemin et route entre "Terre et Mer" au milieu des marais salants et des cultures d'huitres.
22h30 la nuit se précise, je m'arrête 5 mn au bord de la route pour me préparer pour la nuit. La frontale, les manchettes pour ne pas avoir froid au bras quoique la nuit s'annonce douce et je repars.
23h24, pari gagné et arrivée à Sarzeau en 3h24, le temps de manger un peu de fromage, boire un peu, remplir ma gourde quelques fruits secs et je retrouve Fred chez les podologues en train de se faire soigner. Ses pieds ne sont déjà pas chouettes, pleins d'ampoules et je sais que même avec un minimum de soin les 36 km restants vont être une souffrance pour lui surtout que Tic qui nous a rejoint entre temps et nous annonce l'arrivée de Michel, il aurait pu aller se coucher mais non il est venu nous soutenir avant l'arrivée et nous fais dire que les derniers km du parcours sont remplis de branches, et de marches (casse patte au dire de Michel). Ma barrière horaire m'empêche d'attendre Fred pour finir la course avec lui et de l'accompagner sur ce qui va être son chemin de croix, je dois être au port du Crouesty avant 8h00 ce matin, pas de temps à perdre surtout que depuis 2/3 km je commence à ressentir des douleurs aux cuisses dues à des contractures. Le temps de préparer mon MP3 avec 10h00 de musique (je pense que cela sera suffisant) et je me prépare à affronter la nuit.
Je me prépare pour ma deuxième course et 14,85 km de chemins cotiers. Petits détours dans Sarzeau, pas beaucoup de monde dans les rues, il fait doux, je n'ai pas froid. Sortie de Sarzeau, les cuisses me font de plus en plus souffrir, pour cette étape j'abandonne la méthode 14mn/1mn trop galère à surveiller le chrono sur la montre et avec la musique je n'entends pas les bips. Je décide donc de courir le temps d'une chanson et de marcher le temps d'une autre. Je retrouve des coureurs, d'autres me dépassent (ce sont les concurrents du 86km), je dépassent certains concurrents du grand raid qui marchent à des allures qui laissent deviner leur état de fatigue, ils ont du courage et je pense à Fred qui doit être repartis les pieds en feu. Je me retrouve seule dès fois au milieu de nul part, j'aperçois par moment des petits points lumineux qui me rassurent, je ne suis pas perdue.
Arrivée à Arzon Port nèze et 6h08 de course pour 37,96 km. Mal au cuisses, je prends le temps de me poser, de prendre une soupe chaude, quelques étirements pour soulager les cuisses, le plus gros est fais mais il reste encore quelques 18 km je crois. Je sais que cette 3ème étape se fera en marchant que je vais perdre du temps sur l'horaire prévu mais tant pis à ce stade là le principal c'est d'arriver à pied, à cheval ou en trottinette mais surtout pas avec la voiture balais.
Quelques 8 km plus tard j'arrive au dernier ravito, du fromage, des "tucs" à grignoter, je me repose un petit peu, je remplis ma gourde, qu'est-ce-que tu bois ma fille !! et je me dis que je tiens le bon bout. 3 étapes sur 4 de réaliser et je ne vais pas lacher maintenant, le reste de la course se fera encore en marchant pour les 9 derniers kilomètres, plus moyen de courrier j'ai les cuisses bloquées et puis avec le chemin côtiers jonchés de racines de cailloux de marches qui descendent sur la plage, d'autres qui remontent, ils nous ont gâté pour cette fin de course. J'arrive à Port Navalo, je ne sais pas très bien quelque heure il est, je sais que ça sent l'écurie, on a reconuu les derniers kilomère jeudi après midi et là je sais que je suis presque à la maison. Tic m'attend à l'embarcadère, il n'a pas beacoup dormi mais il va m'accompagner sur les 3 derniers kilomètres après plus de 9h00 de course ça fait du bien de voir un visage connu.
6h04 du matin et après 10h04 de course arrivée en toute discrétion au Port du Crouesty, pas beaucoup de monde pour vous acceuillir mais c'est pas grave, j'ai réussi mon challenge, j'ai fini cette course. Pas le temps de trainer, je récupère mon beau maillot finisher (je l'ai bien mérité celui-là tiens !) et retour à la maison pour 2h00 de repos avant de repartir tous ensemble récupérer Fred sur le parcours il va je pense en avoir besoin;
Je ne réalise pas à ce moment et aujourd'hui encore que je viens de courrir 60 km, je pense à mes copines qui courraient ce matin au Mont Blanc et je me dis qu'elles ont du en baver plus que moi avec le dénivelé.
Alors bonne nuit à tous, la journée de demain va être elle aussi riche en émotion, il y a encore un capbugiste sur les chemins...
Par cap bugey - Publié dans : Récits de courses - Communauté : Trail - Course à pied
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Samedi 4 juillet 2009 6 04 /07 /2009 17:32

Et voilà c’est déjà fini …

Une semaine après notre périple, je vais essayer de vous faire revivre mes plus grand moments sur cet ultra Marin du golf du Morbihan.

Après une traversée sympa de 20 mn en bateau entre Port Navalo et Locmariaquer nous voilà à 45 mn du départ.

Encore 20 minutes de marche et nous sommes sur le Stade qui fait office de départ.

Les coureurs arrivent et bientôt l’air de départ se remplie. Soudain une annonce qui repousse le départ à 17H30 suite à des manifestations qui bloquent les bus encore sur la route entre Vannes et Locmariaquer.

Une dernière banane, de la boisson d’attente une ou deux conneries comme d’habitude pour détendre l’atmosphère et nous voilà sur la ligne de départ pour le débriefing et une minute de silence pour les Traileurs décédés le Weekend d’avant sur une course.

Top, et c’est  parti. Il fait chaud, très peu de vent et j’ai le sentiment que ca part très vite. Le cardio passe très vite au dessus de 160 et je décide de lever le pied sérieusement pour prendre mon rythme de croisière.

1er ravito 10 km en 1H20, je fais le plein d’eau, quelques morceaux de pain et je repars.

Quelques kilomètres après Michel me rejoint et nous faisons environs 25 km ensemble. Apres le ravitaillement du vieux port de Saint Goustan Michel me quitte au 28 ème km.

Il fait moins chaud déjà et la vitesse de croisière est établie. Je pratique la méthode Cyrano en 14/1 et je marche fort dans toutes les montées, je me sens bien et heureux d’être la.

J’arrive au 52ème km en 7H28. Je me pose pour un repas chaud je croise Michel qui à déjà mangé. Après un brin de discussion, il repars et je termine mes pates avec un coureur qui viens de finir le premier relais du grand Raid. Je change de maillot et je repars pour une belle nuit étoilée. La nuit se passe bien, je cours avec un groupe qui à prévu de faire 35 heures, le rythme me convient et parmi ce groupe nous avons avec nous un V3 qui à déjà fais le raid 4 fois et qui ne cours pas lui . Il marche entre 5,5 et 6 ,5 et il fini toujours en 30H. Il est difficile à suivre et je suis souvent obliger de courir pour me remettre à son niveau. J’entame la conversation et il me précise qu’il a 70 ans qui ne s’arrêtent jamais sauf à Noyalo ou il fera une sieste de 20 minutes. Quelle santé ce Mec..

Après 14H47 de course soit 8H18 j’arrive a Vannes (90 KM). Je me sens bien. Je décide d’aller voir les kiné pour me faire masser les cuisses .Chose faite, j’attaque les pates, saucisson, jambon et eau gazeuse. Je suis un peu sur une autre planète. Je me surprends à être aussi bien que ca et là je fais la bêtise du débutant……

Je me change complètement et je décide va savoir pourquoi de ne pas changer de chaussettes. Je les revois encore dans mon sac ses putains de chaussettes oranges……

Après 1H45 d’arrêt, je repars musique dans les oreilles, lunettes de soleil et casquettes et un mental d’acier.

Je sais que l’on attaque de grosses étapes pour cette journée, le prochain arrêt est à Séné soit un peu plus de 20 km de Vannes.

Il est 10 heures et un soleil de plomb sur la Bretagne. J’ai prévu de boucler ma prochaine étape en 3H30, mais après 1H30 des douleurs au pieds me gênent .Je me dis que ca va passer mais plus j’avance plus je souffre. Il m’est difficile de courir maintenant et je cherche tout en marchant la cause du problème. Je croise un commissaire de course et lui demande «  tu sais ou son les podologues ? ».

La réponse est clair «  dans 45 KMS »…

J’ai plus le choix, serrer les dents et marcher, toujours marcher ne jamais s’arrêter.

J’arrive à Séné, je ne sens plus ma voute plantaire à gauche et à droite ca chauffe pas mal. Je fais le plein en eau, quelques gâteaux et je décide d’enlever mes chaussures. C’est pas beau la dedans, je place une bande elasto  inversée sous la voute plantaire. je sers les dents et je repars sous les yeux d’autres conçurent qui attendent la voiture d’abandon. Allez encore 35 Kms avant les podos….

La souffrance est de plus en plus intense, j’ai le sentiment qu’à chaque pas mon talon passe à l’avant de mon pied et reviens lentement afin de me faire sentir qu’il faut arrêter.

Pas de chance pour lui car j’ai un mental d’acier et surtout une ligne à passée pour mes 42 ans.

Noyalo , km 125 je suis seul, les pieds hs je peux même plus enlever mes chaussures. Un plat de pates toujours du saucisson, et je repars pour rejoindre les podos qui sont plus qu’ 21 kms.

Là ca deviens très dur, je m’enferme dans ma bulle, chaque pas me fait mal mais ca tiens. Sûrement l’endorphine.

Sarzeau kms 145 et surtout les podos. A l’arrivée ils sont comme des fous, je suis un cas d’école. Je leur demande de faire un miracle pour continuer, il faut que je passe cette ligne. Je ne vais pas arrêter au 145 kms. Apres ¾ heure de soins le responsable me dit que c’est pas sérieux de continuer que je ne vais pas y arriver. Il connaît pas le Fred celui là…

Je me lève de la table, pose un pieds au sol et constate que ca fait super bobo…

Je suis pas magicien me dit un podo. Je le remercie, je remets mes pompes, je mange et je repart pour une deuxième nuit et sachant que les 34 derniers kms sont les plus durs (escaliers, plage, racines).

La mise en route est pitoyable, les larmes me montent aux yeux, les traileur du 86 et du 56 nous doublent il faut les laisser passer. Ils nous encouragent et on s’enfonce dans la pleine nuit. J’ai une drôle de sensation, c’est pas de l’hypo c’est bizarre j’ai l’impression d’halluciner. C’est surement la fatigue.

Port Neze  160 kms je passe le contrôle  comme un zombie il est 4H40, je demande à un organisateur si il peut me réveiller dans 20MN. Je m’écroule et sombre pendant ces quelques minutes. 5H00, une soupe et ca repart plus que 18 kms, mais qu’est ce qui vont être durs. Je suis indestructible, je souffre, je pleurs, mais à aucun moment j’ai eu une seule fois l’envie d’arrêter.

Dernier ravito kms 170, il en reste environ 10, le soleil tape, on devine l’arrivée, le parcours est toujours autant cassant, je suis dans un état second, je bois, je fixe le sol et j’avance. Ne jamais s’arrêter.

Je retrouve le groupe à un ou 2 kms de l’arrivée. j’ai besoin d’eux , ils m’encouragent, me soutienne et je vais enfin passer cette ligne du grand raid avec joie et frustration.

La joie d’avoir fini dans les temps malgré mes pieds, mais aussi une frustration .je sais au fonds de moi que j’ai la capacité de finir en 31 voir 32h.

Je file chez les podos qui retrouvent encore un cas d’école mais pire qu’a Sarzeau. Le médecin me prends ma tension, et les podos me scalpent les talons en filmant l’intervention. Les pieds de fred servent a donner des cours aux étudiants podo. Si j’ai pu contribuer à leur formation je suis heureux.

A ce jour mes pieds vont mieux , je vais faire du vélo cet été avant d’etre a vos coté sur le marathon de Lausanne.

Nous avons passé une agréable semaine et je félicite encore Nathalie et Michel pour leur Perf

J’espère qu’ils pourront faire un compte rendu également.

A bientôt Mes amis

Fred



PS: petite vidéo du départ  

 

Par cap bugey - Publié dans : Récits de courses - Communauté : Trail - Course à pied
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Dimanche 28 juin 2009 7 28 /06 /2009 16:26

Les années se suivent mais ne se ressemblent pas pour autant. Il en est de même des courses ! Le Mont Blanc cette année nous a réservé un visage un peu plus hostile que l'an dernier. Malgré tout, il nous a encore laissé un souvenir inoubliable...et l'envie d'y retourner !
Petit compte à rebours.
Vendredi départ à 19H de Château Gaillard car il faut retirer les dossards à Chamonix avant 22H. Isa, Jacqueline, Sylvie, Fabie, Steph, Gérald et moi... il s'en est encore fallu d'un cheveux pour que nous nous retrouvions entre filles !
Sur l'autoroute, des trombes d'eau.  Arrivée à Chamonix à 21 heures pluie, froid, et plafond bas. Nous voici avec de gros doutes quand à l'éventualité de prendre ou pas le départ demain matin. Mais bon, la nuit porte conseil, et on verra bien demain. En route pour notre douillet petit logement, salade de pâtes cuisinée avec amour par Fabie, jambon, camembert et tit yaourt, et hop dodo !


Samedi 27 juin, réveil 5h45 : ouille dur dur ! L'appartement est loin du centre ville, et nous avons décidé d'aller au départ à pied, histoire de se dégourdir les jambes et surtout de ne pas avoir de souci pour se garer. Gatosport, thé, préparation des camelback...comment on s'habille long, court, chaud, pas chaud ? Le temps est un peu frisquet, mais il ne pleut pas. Ceci dit impossible de prévoir comment il va évoluer dans la matinée. Finalement, on choisit le long et la veste imperméable !
Et c'est parti


Vue de l'appartement le samedi matin : le glacier des Bossons, et en haut à gauche l'Aiguille du Midi, avec en prime quelques petits nuages ! C'est bôôô !

Et voilà la troupe...

Il manque Jacqueline, forcément c'est elle qui prend les photos...un peu floues d'ailleurs, comme nous au départ !

A peine 35 minutes de marche et nous voici sur l'aire de départ, beaucoup de monde et finalement le temps ne s'annonce pas si mauvais. On commence à se dire qu'on aurait du mettre le short !


8h3O précises, coup d'envoi et 1300 coureurs s'élancent à l'assaut des pauvres chemins terrorisés à l'idée de ce qui les attend. Rubalise de tous les côtés (rappellez vous l'an dernier toute la course s'était trompé de chemin !), bénévole à chaque croisée, cette année il fallait vraiment le faire exprès pour se perdre ! Dès les premières minutes on sait qu'on a fait une erreur de s'habiller en long, tant pis. Nous courons tranquillement jusqu'à l'Argentière, mais petit bémol, du fait que personne ne s'est perdu il y a beaucoup plus de monde que l'an dernier. C'est un peu difficile sur les chemins étroits de doubler, et donc on avance tant bien que mal. A l'Argentière, bonne surprise, la partie route a été supprimée et nous nous engageons dans un petit raidillon à travers bois. Ensuite c'est la montée vers la Flégère, c'est dur...mais moins que l'année dernière. La pente est la même, mais pas la chaleur et donc ça passe mieux. Gérald et Steph passent à la Flégère vers 11h25, nous vers 11h30, Jacqueline et Sylvie 11h45, et Isa fatiguée décide de se refaire une santé et repart 5mn avant la fermeture de la barrière horaire (midi)
Après la Flégère, petit répit car le terrain est moins pentu, mais avec dans la tête le souvenir de la dernière montée qui nous attend ! La der des der, mais la plus terrible. On voit l'arrivée, on entend l'arrivée, on la veut...mais il reste 1 km et quel kilomètre !
A quelques virages de la délivrance on entend le haut parleur claironner,:"et voici Stéphanie et Gérald" qui viennent de franchir la ligne d'arrivée. Allez, encore un petit effort et c'est notre tour. Arrive ensuite Sylvie, puis Jacqueline.




Me croirez vous si je vous dit qu'il ne faisait pas bien chaud ? Ici il manque Sylvie et Isa. Sylvie c'est normal, c'est elle qui prend les photos (ben oui) et Isa on ne sait pas encore si elle a réussi à passer la Flégère avant midi, et on est bien inquiets.

Au loin on aperçoit un petit groupe en train de monter, et on demande au speaker de service de crier dans son micro : "si y'a Isabelle Meunier dans le groupe levez les bras !" et youpi ont voit deux bras qui se lèvent. Steph lui fait une petite ovation de sa spécialité en stéréo, et nous redescendons l'aider à terminer.

 

 

Ah pour sûr, tu l'as bien méritée celle-là !
Nous voici donc au complet, prêts à redescendre, mais avant il faut encore immortaliser le sommet !


Merci aux deux américains qui nous ont photographié au sommet, j'aurais dû prendre leur adresse pour leur envoyer notre photo !
Best wishes of Mont-Blanc !

Nous prenons des oeufs tous neufs pour redescendre sur Chamonix (l'an dernier la ligne était en chantier), et en bas comme d'habitude, buffet froid, douche chaude et...retour à pied à l'appartement.
Et voilà, c'est fini, j'espère que ça vous a plu, nous en tout cas c'est oui !

Le reste des photos ici : CROSS-DU-MONT-BLANC CROSS-DU-MONT-BLANC
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Jeudi 21 mai 2009 4 21 /05 /2009 18:37

La course d'orientation c'est tout un art : une carte, une boussole, un doigt (électronique, je précise  pour les non initiés...) et débrouille toi. Nous avions 16 balises à trouver sur un parcours de 12 km au départ de Cuvery et à travers le Plateau du Retord. 13 Cap bugistes répartis en 4 équipes... sans oublier Charly qui s'en est donné à coeur joie !


Il nous aura fallu à peu près 4 heures pour trouver toutes les balises dans l'ordre, et quelques km supplémentaires (variables en fonction des équipes) pour se retrouver à l'arrivée.

 

Voici le Plateau...


...et les cabinets !


Quelques photos ici :
Course-d-orientation-21-mai-2009 Course-d-orientation-21-mai-2009

Par cap bugey - Publié dans : Récits de courses - Communauté : Trail - Course à pied
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