Partager l'article ! 100 km du Semnon - 25 septembre 2011: Le 25 septembre 2011, j'ai couru les 100 km du SEMNON à BAIN DE BRETAGNE (35). Une super course a ...
Le 25 septembre 2011, j'ai couru les 100 km du SEMNON à BAIN DE BRETAGNE (35).
Une super course avec un parcours très dur, 1349 m de dénivelés positif et négatif et environs 80 côtes. Il traverse 16 communes.
Je suis arrivé le vendredi après-midi à SEL DE BRETAGNE, sous un beau ciel bleu. Une fois sur place, la pression a commencé à monter.
Le samedi après-midi, je suis allé retirer mon dossard, accompagné de mon épouse. Celle-ci en a profité pour essayer son vélo à assistance électrique prêté généreusement par les cycles POULAIN
situé à GUICHEN.
Petite photo et je laisse mes sacs avec mes maillots et chaussettes dans les panières prévues à cet effet. Accompagné de Jean-Marie, originaire de PANCÉ, je pars faire la reconnaissance des 15
premiers kilomètres. Auparavant, en nous rendant à la remise des dossards, nous avions fait la reconnaissance des 15 derniers km.
La nuit, je ne dors pas très bien, comme d'ailleurs les deux nuits précédentes. Le matin, debout à 3h20, je m'habille, je prends mon petit déjeuner en compagnie des autres concurrents. Dernières
préparations et voilà que 5h arrive et c'est le départ…
Température 9°C environ, temps clair.
Je choisis de partir en queue de peloton, à mon rythme et en appliquant la méthode CYRANO, c'est-à-dire, alterner la course et la marche (14'/1').
Très vite, je me retrouve dans un petit groupe de 5 coureurs. Petite discussion : temps de course prévu pour chaque coureur, conseils des "anciens" du SEMNON…
Première heure de course : 8km50. Cela va, je suis mon plan de bataille, mais un petit bémol, j'ai un pouls à 146, soit 20 de plus qu'à l'entraînement à la même vitesse. Bon ! On ne s'affole pas
: que ferait Jacqueline ? Ah oui ! on se pince le bout des petits doigts (l'auriculaire). Rien n'y fait.
7h47, je sors de SEL DE BRETAGNE, toujours dans mon temps de 8km50/h. Au ravitaillement du PETIT FOUTERAY, au km 28, je retrouve mon épouse Gisèle. Un petit café servi par Joëlle et c'est
reparti. Les montées et les descentes s'enchaînent. Il commence à faire bon.
Changement de maillot. Ah ! Cela fait du bien un maillot sec. Le pouls ne descend toujours pas et les ravitaillements en solide sont toujours aussi problématiques pour moi.
10h10, LA COUYÈRE, approximativement la distance du marathon. Cela va, je vais bientôt finir la 3ème étape. J'ai mes petites fiches, cela m'aide à me situer. Je prends les étapes les unes après
les autres.
Km 55, ça y est, mon pouls redescend, ce n'est pas trop tôt ! J'espère que je n'ai pas laissé trop de plumes… La 4ème étape se termine, la 5ème est à priori moins dure que les autres.
14h14 – km 70. Allez, une SAINTELYON de finie en 9h14. Je suis tout content et encore bien.
2 km plus loin, gros coup de fatigue. J'arrête net mon 14'/1'. Je marche pour récupérer un maximum.
Tous les concurrents des relais qui passent m'encouragent, du premier au dernier. Un petit mot, un geste, c'est super sympa. Je passe en 7/1. C'est dur. Je passe en 4/1, je n'ai qu'une chose en
tête : je vais au bout.
Avec difficulté, j'arrive au km 80, ERCÉ-EN-LAMÉE. Il y a beaucoup de monde. Je passe dans le délai prévu.
Sixième et dernière étape et pas la plus facile. Je prends chaque côte l'une après l'autre jusqu'au km 85. Que cette étape est dure !
17h32, je passe au km 90 avec une seule pensée : FINIR.
Je suis en 2/1. La voiture de l'organisation, toujours derrière moi depuis le km 30 environ, me donne des nouvelles de temps en temps comme : les abandons, les relais restants etc…
Dernières montées vers le centre de BAIN-DE-BRETAGNE. Je suis cuit. Dernière ligne droite, un virage à droite, 50 m et la ligne d'arrivée. Je n'en crois pas mes yeux : une haie d'honneur, une
musique de vainqueur et cette ligne des 100 km. J'ai même droit à la bise de Miss Ile et Vilaine. Je suis le dernier, mais accueilli en vainqueur.
Après quelques jours de repos, j'ai analysé ma course.
Une grosse erreur sur mon entraînement : on ne s'entraîne pas pour une course en Bretagne comme une course par chez nous. Je me suis fié au dénivelé pour définir mes parcours d'entraînement :
grosse erreur, il fallait que je me fie au Profil de la course.
Une satisfaction : malgré mes problèmes d'alimentation, et après deux heures de passage à vide, je suis reparti à plus de 7km/h ; donc l'entraînement était quand même au rendez-vous.
Une autre grosse satisfaction : j'ai pris du plaisir sur cette longue distance et je suis fier de moi pour ce 1er cent bornes.
Merci encore aux organisateurs à M. FEGARD Fabrice, à la kinésithérapeute AMELIE et aussi et surtout à toute la famille TARDIF (Frères sœurs beau-frère et belle-sœur) Joëlle, Michel, Anthony,
Patricia, Vincent, Virginie, Laurent, Michel, Laurence, Françoise, Jean-Marie, Ginette, Philippe, Tiffen, Christophe, Claudine, Gilbert, Marie-Jo, Philippe. Toutes mes excuses si j'ai oublié
quelqu'un.
Je vous donne rendez-vous en 2013 et promis, je changerai mon parcours d'entraînement.
Bruno
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