Jeudi 22 janvier 2009 4 22 /01 /2009 19:35
 

Bon nombre d’entraîneurs et de sportifs ont intégré l'étirement comme un élément incontournable de l’entraîne­ment.

Il est utilisé pour préparer les muscles, pour mieux récupérer, pour améliorer la souplesse et limiter la raideur inhérente à l’activité physique.

Des études récentes le remettent en cause, et s’il ne faut pas systématique­ment croire ce qui est dit sur tout et n’importe quoi, il est intéressant de connaître ce point de vue.
En voici donc un petit aperçu glané au fil du net.


1. Les étirements réduisent-ils les risques de blessure ?


Si on en croit les statistiques, la propor­tion de blessures est la même avec ou sans étirements préalables (sauf pour les grandes distances où là il semble que l’étirement augmente le risque)

Explications possibles : l’étirement peut fragiliser le muscle si il est mal fait, et trop violent. De plus il a un effet antalgique qui réduit la perception de la douleur, ce qui peut conduire à ne pas perce­voir à temps les signaux d’alerte d’un muscle ou tendon en souffrance. Enfin, si les muscles antagonistes et agonistes ne sont pas assouplis dans les mêmes proportions, cela pourrait être à l’origine de légers déséquilibres passagers dans le positionnement du coureur.



2. les étirements augmentent-ils la performance ?


A priori, non, surtout dans les épreuves de vitesse ou celles qui demandent de la force (muscu) ou de la détente (saut).

 Explications possibles : l’étirement diminue la raideur musculaire. Or c’est cette raideur qui semble participer à un meilleur rendement ! Enfin, l’étirement inhibe la commande nerveuse, qui donne l’impulsion.


3. Et la récupération ?

  

Là encore il semble que l'étirement ne favorise pas la récupération, voire puisse la ralentir.

Explications possibles : certains étirements diminueraient la circula­tion sanguine et augmenteraient la pression au niveau du muscle. Or une bonne circulation est nécessaire pour une bonne récupération. De plus, le risque d’allonger le muscle au delà de ses limites est réel, et peut engendrer des micro-déchirures néfastes à une récupération rapide.

 

 

Alors, étirement ou pas étirement ?

Dans la mesure où toute vérité a son contraire et vice versa, l’absence totale d’étirement semblerait tout aussi préjudiciable. Il permet le retour au calme après un effort, et apporte un réel bien être quand il est pratiqué avec douceur et sans douleur.

 

Donc, résumons :


a / il semble préférable de faire des séances d’étirements, spécifiques, en dehors des entraînements et des compétitions (quand le muscle est froid et reposé), sur une durée longue (20 à 30 mn)

  b / on peut intégrer l’étirement dans un séance (échauffement ou récup), mais il faut respecter des règles élémentaires de douceur, et ne jamais ressentir de douleur. Eviter en échauffement avant une séance de vitesse.

 c / après une compétition ou un séance éprouvante, il vaut mieux être adepte du massage. L’étirement doit intervenir un jour ou deux après.



Par cap bugey - Publié dans : Conseils d'entraînement - Communauté : La CAP
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