Lundi 16 mars 2009
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22:15
Récit de Michel :
Samedi matin, nous arrivons de bonne heure ( la peur de ne pas trouver d'emplacement de parking ) et de bonne humeur .
Les femmes sont aussi très excitées, elles vont courir la TWIN SANTE mais auparavant, elles vont devoir se débrouiller seules pour rejoindre le point de départ de la course. Au final, elles
trouveront facilement et perdront patience à attendre l'heure de départ et décideront d'un commun accord de prendre seules la poudre d'escampette vers le pied de la tour EIFFEL ou est jugée
l'arrivée. Résultat un temps d'environ 3 h 25' pour 21 kms. Que du bonheur je vous dis, même pas mal !!!!!!!!!!!!!!!!!!
Pour le reste, l'attente fut longue et froide jusqu'a l'arrivée des bonhommes.
Quand à nous, après avoir quitté ces dames, nous prenons le RER jusqu'a ST QUENTIN EN YVELINE, puis le bus direction le plan d'eau où sera donné le départ de l'épreuve.
Attendre, attendre,attendre, voilà ce que fut notre avant course (pas top, top l'organisation). Enfin, arrive la mise en place dans le SAS de départ et le briefing d'avant course, puis le décompte
libérateur.
Je n'ai pas d'objectif bien précis , si ce n'est de terminer. Fred espère franchir la ligne d'arrivée dans un bon état de fraîcheur. M alheureusement, une semaine perturbée par des migraines
occulaires qui se manifesteront aux environs du 35 kms ne lui permettront pas de réussir son objectif. Il sera contraint, sur avis médical, d'arrêter sa progression au 50 kms.
ce n'est que partie remise, mon FREDO, tout vient à point à qui sait attendre !
Pour ma part, je pars prudemment avec deux traileurs de mon niveau. Cet ECOTRAIL sur le papier parait relativement facile avec ses 1500 m de dénivelée.
Que nénni, ce sera à partir du 21 kms, que je passerai en 02 h 08, qu'une succession de côtes plus ou moins longues ( de 50 à 250 m ) mais toutes à près de 20 % de moyenne.
Notre entente est parfaite, 52ème KMS passé en 05 h 48, ravitaillement salé et changement de tenue. Le temps est couvert depuis le départ mais il souffle une petite bise fraîche, donc des vêtements
secs ce n'est pas du luxe.
Après avoir quitté le poste, je prends de plein fouet une hypoglicémie, plus de jambes, plus de lucidité et je vois mes deux camarades s'éloigner. Je sais quoi faire dans ces moments là, manger du
sucré (2 pates de fruit et 2 gels ) et attendre que ca revienne, et ca revient. Je me refais le bourrichon et je rejoins mes deux compères au relai du 62° kms ,que je passe en 07 h 18'.
Une petite pause, et nous repartons pour le 72° kms ou nous arrivons après 08 h 05' de course. Un peu plus tôt dans la nuit, nous apercevons dame EIFFEL et son halo lumineux, bon signe, nous
approchons du but.
Je promets à mes deux amis que nous franchirons la ligne en moins de 09 h 30'. Ils doutent. Il reste disent ils, 10 kms et les 400 marches pour rejoindre le premier étage de la ligne d'arrivée.
Joel DIVIER ne pourra tenir le rythme que nous nous imposons jusqu'a l'arrivée.
Mais j'avais raison dans mon pronostic, puisque nous finirons respectivement :
Pierre Marie TREHET 282° en 09 18' 45''
moi même 285° en 09 h 18' 58" ( l'effort que j'ai consenti pour rejoindre mes camarades après mon hypo, je l'ai ressenti dans les marches et je n'ai pas réussi à rester avec mon camarade).
Joel en 09 h 25' 30''.
Un bilan plus que parfait, pas de prise de tête et au bout du compte un résultat plus que satisfaisant en vue de l'objectif de fin juin.
Tout de même, une course plus difficile qu'il n'y paraît et plus dure que la saintélyon.
92 % de chemins, quelques traversées d'agglomérations (surtout sur les 20° kms) et un parcours magnifique sauf les dix derniers kils ou c'est le paradoxe de cette course, on nous donne un petit sac
pour conserver nos dêchets et nous parcourons pour terminer les quais du bord de SEINE parmi des tas de détritus et de dêchets de toutes sortes.
Mais reconnaissons tout de même qu'il n'est pas simple d'organiser un trail a PARIS et je ne peux que féliciter l'organisation pour cette initiative.
Alors qu'en Haute-Savoie on hésite encore à ranger les skis pour sortir les vélos et les baskets, dans l'Ain la "saison" a bien un petit mois d'avance sur ici. Et le "Semi de Bourg" est une étape importante vers la "belle saison".
Ici les prés, récemment dégagés, ont des allures de paillasson quand chez vous tout est déjà vert.
J'ai toujours eu une tendresse pour cette course. Car elle fut ma première. En 1984. A l'époque, le "Semi de Bourg" faisait environ 23km. Et ce jour-là il faisait très beau mais il y avait une bise !
Dans les années qui suivirent, j'ai eu, à mon tour, plusieurs fois l'occasion d'accompagner des néophytes, pour leur premier semi.
Cordialement
http://annecy-spiridon.net/articles.php?lng=fr&pg=14