Récits de courses

Dimanche 17 janvier 2010 7 17 /01 /2010 16:26
Le dimanche 17 janvier 2010, trail organisé par ATOS (Association Trail Organisation Solidarité) sur 2 distances : 17 et 30 km (560 et 1100 m dénivelées)

Première course de l'année pour Cap Bugey, avec onze coureurs engagés (8 femmes et 3 hommes...). Date importante car nous fêtions les .. ans de notre Président Bruno, qui a eu droit à sa petite chanson entonnée par tous les coureurs (si, si c'est vrai !). Inauguration également de notre veste, tellement trop belle qu'on a failli pas la mettre pour pas risquer de l'abimer.

Un peu plus sérieusement, voici le récit de cette jolie course, un peu difficile pour attaquer la saison, mais un vrai trail dans toute sa splendeur.

Départ 6H30 du péage, arrivée à Saint Martin en Haut vers 8H15, retrait des dossards et première petite inquiétude : pas beaucoup d'inscrits ... une centaine sur chaque parcours. Aie ça va tracer ! Bon je dois rectifier suite au commentaire de jacqueline : en fait on était près de 400 ! Je devais pas être bien réveillée ! Mais de toute façon ça traçait quand même...;o)
Un peu d'échauffement histoire de dire qu'on part pas à froid, mais léger léger. On en profite pour se faire tirer le portrait avec nos belles tenues toutes neuves.

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Et c'est parti !

Dès le départ on est dans l'ambiance, comment décrire le sol ? De la neige trempée, de la boue bien grasse, ça patine dur. Malgré les guêtres les pieds sont trempés tout de suite et finalement on n'essaie même plus d'éviter la flotte : de toute façon c'est impossible il y en a partout. Heureusement il fait relativement doux, et d'ailleurs nos super vestes vont vite nous paraître supperflues ! Aie che calor ! Jamais contents ces cap bugistes, trop chaud, trop froid, et patati et patata...

Difficile de regarder le paysage, il faut sans cesse regarder où on met les pieds sinon c'est gamelle assurée (d'ailleurs Sylvie a testé la luge dans la gadoue, mais sans luge). Jean-Pierre aussi a testé, mais pour lui c'est plus embêtant : déchirure musculaire et retour en ambulance. Un éclopé de plus au club.
C'est heureusement le seul blessé, et franchement ça aurait pû arriver à plus d'un tellement le terrain était traître.

Au niveau de la dénivelée, c'était plutôt pas mal car les montées suivaient les descentes, régulièrement, et vice versa. Pas de grosse côte coupe-pattes, mais plutôt style grand huit : monte, descend, monte, descend...

Et voilà, l'arrivée se faisait dans la salle des sports, avec une bonne soupe chaude bien réconfortante.

Marie-Claire dont c'était la première course, en profite pour finir première V2 en 1H52, et repart avec son litron de rouge.

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En ce qui me concerne, le constat est clair : va falloir travailler les bosses si je veux continuer le trail ! Pfff...c'est désespérant de se sentir larguée comme ça. Encore une fois merci Fabie de m'avoir traînée, et l'organisateur a eu beau nous prévenir avant le départ : on risquait de se remettre en question après cette course, ça remet les pendules à l'heure de tater un peu des épreuves comme ça.

Pour finir je dirais que l'ambiance était au rendez-vous, que tout le monde était bien sympa et qu'on a été accueilli comme des champions du premier au dernier. C'est quand même ça qui est le plus important, l'esprit trail ça n'est vraiment pas le même que celui des courses sur routes. Merci à tous !

St-Martin-en-Haut St-Martin-en-Haut
Par cap bugey - Publié dans : Récits de courses - Communauté : Vive l'athlétisme !
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Mardi 8 décembre 2009 2 08 /12 /2009 08:38
Par une nuit plutot douce grâce à une météo clémente nous avons pris le départ de la Saintélyon 2009.

La sortie de Saint-Etienne se fait sur 7km de bitume sur lesquels il ne faut pas emballer la machine.
12' de course, 1er arrêt pour enlever ma veste, trop chaud. Puis arrive la longue montée jusqu'au km22 Moreau, très pentue entre les km7 et 9 et à la sortie de St Christo. Les chemins, peu techniques, peuvent être trés gras. La preuve, 1ère descente vers le km13 et 1ère chute ! Et oui Bruno, c'est gras, il fait nuit, tu es chaussé en route : il faut rester concentré sur chaque partie du parcours. Plus de peur que de mal, je suis tombé coté droit, un petit bobo aux genoux, mais au moins cela m'a mis en garde pour tout le restant de la course.

Par contre, comme l'année derniére, mon estomac fait des siennes : nouvelle erreur d'alimentation. Trop de boisson énergétique, je ne peux plus rien avaler de liquide ou de solide. Ravitaillement de StChristo, 12'avant d'avoir du thé chaud,aussitôt bu aussitot renvoyé. Je repars, sans ce problème je me sentirais bien. Je tiens le rythme prévu.
Arrivé à Moreau nouvelle tentative de ravitaillement, toujours une dizaine de minutes d'attente, et toujours pareil je ne peux rien avaler. Je repars et j'attaque la descente sur Sainte-Catherine, piégeuse, toujours faire attention à ses appuis, elle doit etre appréhendée avec calme et maîtrise.
J'arrive à Sainte-Catherine je cherche Cricri et Sylvie, cela fait du bien de savoir que l'on est attendu et de retrouver des visages familiers;échanger quelques mots savoir que les collègues vont bien et hop on repart.
Direction StGenoux et je ne peux toujours rien avaler. La montée après Sainte-Catherine très sèche de 2km fait mal, mais la descente du bois d'Arfeuille puis la montée jusqu'à Saint-genoux fait encore plus mal ! C'est un parcours trés technique et qui pour mon avis est la clé de la course. Juste avant le ravitaillement je retrouve Cricri et Sylvie je passe devant Maiki et Fabie sans même les voir. Je change de haut, trempé, je bois un chocolat chaud qui prendra le même chemin que tout le reste. Des mots d'encouragements qui font du bien, Fabie qui nous rejoint, allez je repars.

Une bonne montée et on attaque la descente vers Soucieu En Jarest, principalement sur bitume, cassante, usante mais je me refais une santé. Arrivé à Soucieu je change de chaussure, et je bois une bonne soupe de légumes préparée par Maiki. Elle passe bien, et celle là je vais la garder. Aprés dix minutes d'arrêt je repars, c'est dur à se remettre en jambes,après un bon quart d'heure c'est reparti, encore 12km et au prochain ravitaillement Sylvie chausse les baskets pour m'accompagner sur le final de 10 ou 12 km je ne sais plus. Mais avant il y a le passage du Garon entre le 46e et 50ekm. Descente et remontée technique, très glissante. J'ai repris du poil de la bête. Plus que 7km et j'aurai une coéquipière pour finir la course. J'arrive à Beaunant km58 en bas du sublime ouvrage Gallo Romain. Je mange du salé je bois du coca et je repars accompagné de Sylvie.

Montée de 1km500 avec un passage à plus de 20%, mais ca passe et je pense avoir fini le plus dur. Traversée de Sainte-foy, descente sur Lyon, et SYlvie qui me charrie: "que du plaisir, que du plaisir, allez on va commencer à courir" (elle à bien retenu la lecon d'Annecy et de Lausanne) Mais là, arrivé sur les quais le coup de grâce : la remontée vers Fourviére, puis descente par les escaliers, ah ce n'était pas bien long mais que ça  fait mal aux jambes et à la tête ! Heureusement, j'ai une accompagnatrice et cela va me permettre de finir moins mal. Les derniers km me paraissent interminables, et pourtant c'est tout plat ! Enfin je passe la ligne, heureux et trés content de ma course. Si on m'avait dit il y a deux mois que je ferais la Saintelyon je signais tout de suite avec les deux pieds !

Pour tout ceux qui m'ont aidés dans des moments difficiles et pour les accompagnatrices et accompagnateurs encore MERCI
Bruno


saintelyon_2009 saintelyon_2009

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Lundi 23 novembre 2009 1 23 /11 /2009 19:05
Le 8 novembre Marin a participé au triathl'ain avec son papa Philippe. Voici son récit avec quelques photos.
Bravo champion et à fond la caisse !





Par cap bugey - Publié dans : Récits de courses - Communauté : Vive l'athlétisme !
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Lundi 26 octobre 2009 1 26 /10 /2009 21:40
 

Le 25 octobre 2009 – Marathon et Semi-Marathon de Lausanne.


Hop, hop, hop, t'y va ou bien ?

Alors oui, on y est allé... 7 marathoniens, 4 Semi-marathoniens, la logistique, le soutien moral et technique, en tout 23 cap bugistes sur les bords du lac Léman.

Gros déplacement pour Cap Bugey, qui organisait là sa sortie « club ». Il faut dire que pour 5 personnes c'était une première : premier marathon ou premier semi. Il fallait donc le soutien actif de tout le groupe pour gérer sans trop de stress cet événement.

Et le stress il y en avait ! Pour steph qui s'est blessée à l'entraînement et qui sait que même si elle prend le départ, elle n'ira pas au bout. Pour Nellie et moi complètement tétanisées par la trouille. Pour les autres qui ne veulent pas le montrer, mais qui sont aussi inquiets que le jour de leur première communion !

Alors oui, le groupe c'est rassurant, et c'est grâce à lui que chacun a pu vivre son aventure tout seul, mais entouré de l'amitié et de l'aide de tous.

Vous trouverez les premières photos ici : http://picasaweb.google.fr/mgmaiki/LAUSANNE2009#

 Chacun pourra s'il le désire faire le récit de sa course. Pour moi c'était le marathon, et je faisais partie des 5 novices pour qui c'était le baptême du feu. 

Marathon !
 Dieu sait que j'ai eu de la peine à me décider avant de me lancer dans cette distance. Envie, trouille, curiosité, doute... je crois que je suis passée par tous les états possibles.
Puis finalement stop ! J'y vais ! Décision prise en juillet, et depuis je vis avec comme une idée fixe. Plus la date approche, plus cette idée tourne à l'obsession, et il était vraiment temps que ça s'arrête, sinon vous m'auriez retrouvée au Vinatier.

Je passe les détails de l'entraînement, puis la fatigue, et à nouveau le doute, l'angoisse de ne pas y arriver. Tous ceux qui ont préparé ce genre d'épreuve doivent savoir de quoi je parle, je ne pense pas être une exception !

Et je passe aussi, sur la trouille de se blesser, de tomber malade, d'avoir un empêchement au dernier moment...etc.

Et puis enfin, le jour J arrive ! L'horreur, mal au bide, mal aux jambes, plus de jus...plus rien ne va. Tant pis il faut y aller, alors on y va.

Une fois le départ donné, on ne pense plus à rien pendant quelques minutes. On suit le flot des coureurs et toute l'angoisse s'envole. C'est très étrange !

Quelques minutes de bain de foule, et puis...plus personne ! Mais où sont donc nos amis suisses ? Je m'attendais à la fête, la musique, l'ambiance et tout et tout...et ben non : rien ! Tant pis je cours, avec Fabie, Sylvie, Steph, Nellie et Fred.Jules est déjà loin. On sort de lausanne, joli point de vue avec le lac tout embrumé, qui contraste avec les vignes dorées. De temps en temps un chanteur tout seul avec son bontempi, des dégustations de vin dans les caves longeant le parcours, mais vraiment pas beaucoup d'ambiance, et un petit air tristounet de fête loupée.

Au 20ème km, steph rend son tablier, la douleur est trop forte et il faut se résoudre à l'évidence : ça ne le fera pas. C'est un peu tristes qu'on passe le semi. Maintenant je cours avec Fabie qui va me suivre tout le long. On est dans les temps, 2h13, exactement comme prévu. A la Tour de Peiztl, l'ambiance est au rendez vous. Il y a du monde, de la musique, jacqueline, bruno et dominique qui nous encouragent. Tout va bien...jusqu'au 30ème km. Là, instantanément, sans aucune raison, je passe de 9,5 à 8km/h, sans pouvoir rien faire pour accélérer et reprendre le ryhme. On repasse les vignes, le lac...un petit coucou à delphine qui attend le train en contrebas. C'est fou comme chaque fois qu'on voit un visage amical ça redonne un coup de fouet. Mais cette foutue ligne droite est interminable, personne, juste le bruit des chaussures sur le bitume, c'est sinistre. A ce moment là si Fabie n'avait pas été à côté de moi, je pense que j'aurais tout envoyé bouler : le marathon, les suisses, et la course à pied.

Il paraît que c'est le mur, moi je dirais plutôt ras le bol, jambes de 3 tonnes chacune, et chaque pas qui fait mal, mal, mal.

Au 37ème, pourquoi, je n'en sais rien, un sursaut d'énergie me permet de reprendre un rythme un peu plus soutenu (à peine 9km/h et encore...) et d'aborder la fin avec un peu plus de panache ! Les encouragements nous portent jusqu'à la ligne d'arrivée, et enfin bip ça y est c'est fini. Zut alors, je ne ressent rien ! Je suis contente, oui, mais pas comme je pensais l'être. Je suis marathonienne, oui, mais pas dans ma tête. Je n'y comprends rien, je sens bien que Fabie non plus. Elle était euphorique en finissant son premier marathon, et moi je suis juste contente...que ça soit terminé. Je crois que le marathon c'est un état d'esprit. Ce n'est pas le mien. Ma seule satisfaction c'est de l'avoir réussi grâce à l'amitié, et quand j'avais trop mal je pensais à Christian et je me disais qu'il aimerait bien avoir mal aux jambes et être à ma place. Alors finalement....

 

 

Par cap bugey - Publié dans : Récits de courses - Communauté : Trail - Course à pied
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Mardi 7 juillet 2009 2 07 /07 /2009 09:41
Samedi 27 juin 19h50, noyalo, départ du trail 56.
10 mn avant le départ, là bas sur l'estrade, le maire de Noyalo enfin je crois nous fais un petit discours, les micros ne fonctionnement pas correctement et vus le brouhaha autours de moi je n'entends rien de ce qu'il dit de toute manière je ne l'écoute pas, je suis déjà dans ma course
19h58, 2mn avant le départ, je regarde une dernière fois ma montre avant de lancer le chrono au passage de l'arche Je suis sereine, une bonne nuit de sommeil, une journée de détente complète à lire, j'ai eu tout le temps de me préparer sans stress à ce départ. Dans ma tête je ne pars pas pour un 60 km mais j'ai découpé la course en 4 étapes que je vais devoir franchir les unes après les autres pour arriver à ce fameux maillot finisher.
20h00 c'est parti, ma première étape et ma première course sont lancées, direction Sarzeau quelque 23,110 km plus loin et une barrière horaire à 4h30. J'ai prévu une arrivée entre 3h00 et 3h30 .
Après l'arche, nous rentrons dans le vif du sujet, une montée d'enfer qui vous mets tout de suite dans le bain, le cardio monte trop vite et je sais qu'il va me falloir 3/4 d'heure pour trouver ma vitesse de croisière et me sentir bien en alternant 14mn de course et 1mn de récup. Devant moi un trio de filles alternent elles aussi course et marche mais à un rythme plus court, je les suis pendant un petit moment mais très vite elles s'envolent et je ne les reverrais plus.
3km de course environ et au détours d'une rue "Ah, Tic et Patricia !" quelle bonne surprise, je ne pensais pas les voir au départ, depuis ce matin bonne heure ils suivent Michel et Fred pour les assister sur les ravitos et les encourager sur différents points du parcours. Gérer plusieurs coureurs à la fois ce n'est pas facile, mais ils ont pu être là. Un petit coucou et je reprends mon chemin, la route va être longue jusqu'à Sarzeau et le cardio ne se stabilise toujours pas !
Le paysage est merveilleux dans cette première partie alternant chemin et route entre "Terre et Mer" au milieu des marais salants et des cultures d'huitres.
22h30 la nuit se précise, je m'arrête 5 mn au bord de la route pour me préparer pour la nuit. La frontale, les manchettes pour ne pas avoir froid au bras quoique la nuit s'annonce douce et je repars.
23h24, pari gagné et arrivée à Sarzeau en 3h24, le temps de manger un peu de fromage, boire un peu, remplir ma gourde quelques fruits secs et je retrouve Fred chez les podologues en train de se faire soigner. Ses pieds ne sont déjà pas chouettes, pleins d'ampoules et je sais que même avec un minimum de soin les 36 km restants vont être une souffrance pour lui surtout que Tic qui nous a rejoint entre temps et nous annonce l'arrivée de Michel, il aurait pu aller se coucher mais non il est venu nous soutenir avant l'arrivée et nous fais dire que les derniers km du parcours sont remplis de branches, et de marches (casse patte au dire de Michel). Ma barrière horaire m'empêche d'attendre Fred pour finir la course avec lui et de l'accompagner sur ce qui va être son chemin de croix, je dois être au port du Crouesty avant 8h00 ce matin, pas de temps à perdre surtout que depuis 2/3 km je commence à ressentir des douleurs aux cuisses dues à des contractures. Le temps de préparer mon MP3 avec 10h00 de musique (je pense que cela sera suffisant) et je me prépare à affronter la nuit.
Je me prépare pour ma deuxième course et 14,85 km de chemins cotiers. Petits détours dans Sarzeau, pas beaucoup de monde dans les rues, il fait doux, je n'ai pas froid. Sortie de Sarzeau, les cuisses me font de plus en plus souffrir, pour cette étape j'abandonne la méthode 14mn/1mn trop galère à surveiller le chrono sur la montre et avec la musique je n'entends pas les bips. Je décide donc de courir le temps d'une chanson et de marcher le temps d'une autre. Je retrouve des coureurs, d'autres me dépassent (ce sont les concurrents du 86km), je dépassent certains concurrents du grand raid qui marchent à des allures qui laissent deviner leur état de fatigue, ils ont du courage et je pense à Fred qui doit être repartis les pieds en feu. Je me retrouve seule dès fois au milieu de nul part, j'aperçois par moment des petits points lumineux qui me rassurent, je ne suis pas perdue.
Arrivée à Arzon Port nèze et 6h08 de course pour 37,96 km. Mal au cuisses, je prends le temps de me poser, de prendre une soupe chaude, quelques étirements pour soulager les cuisses, le plus gros est fais mais il reste encore quelques 18 km je crois. Je sais que cette 3ème étape se fera en marchant que je vais perdre du temps sur l'horaire prévu mais tant pis à ce stade là le principal c'est d'arriver à pied, à cheval ou en trottinette mais surtout pas avec la voiture balais.
Quelques 8 km plus tard j'arrive au dernier ravito, du fromage, des "tucs" à grignoter, je me repose un petit peu, je remplis ma gourde, qu'est-ce-que tu bois ma fille !! et je me dis que je tiens le bon bout. 3 étapes sur 4 de réaliser et je ne vais pas lacher maintenant, le reste de la course se fera encore en marchant pour les 9 derniers kilomètres, plus moyen de courrier j'ai les cuisses bloquées et puis avec le chemin côtiers jonchés de racines de cailloux de marches qui descendent sur la plage, d'autres qui remontent, ils nous ont gâté pour cette fin de course. J'arrive à Port Navalo, je ne sais pas très bien quelque heure il est, je sais que ça sent l'écurie, on a reconuu les derniers kilomère jeudi après midi et là je sais que je suis presque à la maison. Tic m'attend à l'embarcadère, il n'a pas beacoup dormi mais il va m'accompagner sur les 3 derniers kilomètres après plus de 9h00 de course ça fait du bien de voir un visage connu.
6h04 du matin et après 10h04 de course arrivée en toute discrétion au Port du Crouesty, pas beaucoup de monde pour vous acceuillir mais c'est pas grave, j'ai réussi mon challenge, j'ai fini cette course. Pas le temps de trainer, je récupère mon beau maillot finisher (je l'ai bien mérité celui-là tiens !) et retour à la maison pour 2h00 de repos avant de repartir tous ensemble récupérer Fred sur le parcours il va je pense en avoir besoin;
Je ne réalise pas à ce moment et aujourd'hui encore que je viens de courrir 60 km, je pense à mes copines qui courraient ce matin au Mont Blanc et je me dis qu'elles ont du en baver plus que moi avec le dénivelé.
Alors bonne nuit à tous, la journée de demain va être elle aussi riche en émotion, il y a encore un capbugiste sur les chemins...
Par cap bugey - Publié dans : Récits de courses - Communauté : Trail - Course à pied
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