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Le blog de cap bugey

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Course à pied

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Lausanne 2009

 

Le 25 octobre 2009 – Marathon et Semi-Marathon de Lausanne.


Hop, hop, hop, t'y va ou bien ?

Alors oui, on y est allé... 7 marathoniens, 4 Semi-marathoniens, la logistique, le soutien moral et technique, en tout 23 cap bugistes sur les bords du lac Léman.

Gros déplacement pour Cap Bugey, qui organisait là sa sortie « club ». Il faut dire que pour 5 personnes c'était une première : premier marathon ou premier semi. Il fallait donc le soutien actif de tout le groupe pour gérer sans trop de stress cet événement.

Et le stress il y en avait ! Pour steph qui s'est blessée à l'entraînement et qui sait que même si elle prend le départ, elle n'ira pas au bout. Pour Nellie et moi complètement tétanisées par la trouille. Pour les autres qui ne veulent pas le montrer, mais qui sont aussi inquiets que le jour de leur première communion !

Alors oui, le groupe c'est rassurant, et c'est grâce à lui que chacun a pu vivre son aventure tout seul, mais entouré de l'amitié et de l'aide de tous.

Vous trouverez les premières photos ici : http://picasaweb.google.fr/mgmaiki/LAUSANNE2009#

 Chacun pourra s'il le désire faire le récit de sa course. Pour moi c'était le marathon, et je faisais partie des 5 novices pour qui c'était le baptême du feu. 

Marathon !
 Dieu sait que j'ai eu de la peine à me décider avant de me lancer dans cette distance. Envie, trouille, curiosité, doute... je crois que je suis passée par tous les états possibles.
Puis finalement stop ! J'y vais ! Décision prise en juillet, et depuis je vis avec comme une idée fixe. Plus la date approche, plus cette idée tourne à l'obsession, et il était vraiment temps que ça s'arrête, sinon vous m'auriez retrouvée au Vinatier.

Je passe les détails de l'entraînement, puis la fatigue, et à nouveau le doute, l'angoisse de ne pas y arriver. Tous ceux qui ont préparé ce genre d'épreuve doivent savoir de quoi je parle, je ne pense pas être une exception !

Et je passe aussi, sur la trouille de se blesser, de tomber malade, d'avoir un empêchement au dernier moment...etc.

Et puis enfin, le jour J arrive ! L'horreur, mal au bide, mal aux jambes, plus de jus...plus rien ne va. Tant pis il faut y aller, alors on y va.

Une fois le départ donné, on ne pense plus à rien pendant quelques minutes. On suit le flot des coureurs et toute l'angoisse s'envole. C'est très étrange !

Quelques minutes de bain de foule, et puis...plus personne ! Mais où sont donc nos amis suisses ? Je m'attendais à la fête, la musique, l'ambiance et tout et tout...et ben non : rien ! Tant pis je cours, avec Fabie, Sylvie, Steph, Nellie et Fred.Jules est déjà loin. On sort de lausanne, joli point de vue avec le lac tout embrumé, qui contraste avec les vignes dorées. De temps en temps un chanteur tout seul avec son bontempi, des dégustations de vin dans les caves longeant le parcours, mais vraiment pas beaucoup d'ambiance, et un petit air tristounet de fête loupée.

Au 20ème km, steph rend son tablier, la douleur est trop forte et il faut se résoudre à l'évidence : ça ne le fera pas. C'est un peu tristes qu'on passe le semi. Maintenant je cours avec Fabie qui va me suivre tout le long. On est dans les temps, 2h13, exactement comme prévu. A la Tour de Peiztl, l'ambiance est au rendez vous. Il y a du monde, de la musique, jacqueline, bruno et dominique qui nous encouragent. Tout va bien...jusqu'au 30ème km. Là, instantanément, sans aucune raison, je passe de 9,5 à 8km/h, sans pouvoir rien faire pour accélérer et reprendre le ryhme. On repasse les vignes, le lac...un petit coucou à delphine qui attend le train en contrebas. C'est fou comme chaque fois qu'on voit un visage amical ça redonne un coup de fouet. Mais cette foutue ligne droite est interminable, personne, juste le bruit des chaussures sur le bitume, c'est sinistre. A ce moment là si Fabie n'avait pas été à côté de moi, je pense que j'aurais tout envoyé bouler : le marathon, les suisses, et la course à pied.

Il paraît que c'est le mur, moi je dirais plutôt ras le bol, jambes de 3 tonnes chacune, et chaque pas qui fait mal, mal, mal.

Au 37ème, pourquoi, je n'en sais rien, un sursaut d'énergie me permet de reprendre un rythme un peu plus soutenu (à peine 9km/h et encore...) et d'aborder la fin avec un peu plus de panache ! Les encouragements nous portent jusqu'à la ligne d'arrivée, et enfin bip ça y est c'est fini. Zut alors, je ne ressent rien ! Je suis contente, oui, mais pas comme je pensais l'être. Je suis marathonienne, oui, mais pas dans ma tête. Je n'y comprends rien, je sens bien que Fabie non plus. Elle était euphorique en finissant son premier marathon, et moi je suis juste contente...que ça soit terminé. Je crois que le marathon c'est un état d'esprit. Ce n'est pas le mien. Ma seule satisfaction c'est de l'avoir réussi grâce à l'amitié, et quand j'avais trop mal je pensais à Christian et je me disais qu'il aimerait bien avoir mal aux jambes et être à ma place. Alors finalement....

 

 

Publié le 26/10/2009 à 21h40 dans Récits de courses

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